En raison des conditions sanitaires, il est demandé aux emprunteurs de porter leur masque lors de l'accrochage et décrochage des oeuvres par la régisseuse.

Eduardo ARROYO

Waldorf Astoria, 1989
Lithographie
50 x 65 cm (encadrée)

n°inv. RV01

Dépôt du Fonds National d'Art Contemporain / « Estampes et Révolution, 200 ans après ». En 1989, Eduardo Arroyo publie un recueil de ses textes sous le titre de Sardines à l'huile (un clin d'oeil culinaire à sa patrie d'origine). La sardine va s'introduire dans les oeuvres de l'artiste associée à la célèbre danseuse de flamenco Carmen Amaya. L'histoire raconte que la danseuse et son équipe, hébergées lors d'une tournée au somptueux Waldorf-Astoria hôtel de New York, ne résistèrent pas à l'envie de déguster quelques-uns de ces petits poissons frits qu'ils firent griller à même les sommiers métalliques de leurs lits. La sardine devient alors l'élément pivot d'un petit collage de 1988 intitulé Maria Dolores en hommage à une artiste espagnole. Cette lithographie, qui fait partie de la série « Waldorf Astoria », représente une silhouette au port fier évoquant la danseuse de flamenco. Ses cheveux sont relevés en chignon et ornés de la peineta. L’œuvre est cloisonnée par une bande de petits pois faisant référence au collage qui est un élément de style récurrent dans son travail. L'artiste a un goût prononcé pour les compositions très structurées.

© École des beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire - 2017