Gaël DARRAS

Enûma I, II, III, IV

Ensemble de 4 aquarelles | 80 x 80 cm (encadrée)

Enûma est l’appellation donnée à une inscription sur une brique en Mésopotamie antique, cela signifie « quand… » et décrit les circonstances qui ont mené à la restauration d’un bâtiment sacré. Les 6 aquarelles reprennent chacune un fragment du plan de la cathédrale de Nantes inscrit sur les tomettes et tiré en cyanotype. Séparé de l’ensemble du dessin les fragments peints en creux sur un mur de briques deviennent énigmatiques et presque incompréhensibles. Le tracé devient abstrait.

La mémoire et les murs

Depuis mon bureau je tente à plusieurs reprises un voyage dans le temps à la recherche d’images, de savoirs usés et de mystères anciens. Ces pensées et enquêtes mêlées de rencontres hasardeuses me mènent en septembre 2019 à la suite d’un maître enlumineur, Jean-Luc Leguay, premier laïc initié aux arts traditionnels de l’enluminure depuis plusieurs siècles. C’est au CITIL**** que depuis un an j’apprends lentement l’utilisation symbolique de la géométrie appliquée à la construction des images et des édifices religieux. En cherchant ce qui rend à mes yeux l’architecture si énigmatique, sa manière de traverser le temps, son enregistrement de gestes et de savoirs, je tente ici d’inclure dans mon dessin certaines lignes issues de figures géométriques qui toutes recèlent une symbolique, une signification secrète, oubliée ou méconnue. Ainsi Asada, mur de briques aquarellées duquel émerge la grille hexagonale, ainsi 1280°, ensemble de tomettes inscrites d’un hypothétique tracé pouvant servir de base au plan de la cathédrale Saint-Pierre Saint-Paul de Nantes. Je cherche une idéalité, celle qui voudrait de l’architecture qu’elle soit précédée d’un mouvement invisible issu d’un dessin disparu, tenu secret.

Gaël Darras

  • POINT TECHNIQUE
  • 8 points d’accroche
  • 4 formats de 42,7 x 42,7 cm

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