François BOISROND

Rêve de plage

1986 | Sérigraphie | 98 x 153 cm (encadrée) | EI12

  • POINT TECHNIQUE
  • 2 points d’accroche distants de 98 cm

La figuration libre fait irruption au mois de juin 1981, chez le critique d’art Bernard Lamarche-Vadel. Sur le point de déménager, il prête ses murs à un groupe hétéroclite de très jeunes peintres, Robert Combas, Hervé Di Rosa, Rémy Blanchard, François Boisrond, Jean-Charles Blais et Jean-Michel Alberola, il intitule cette exposition «Finir en beauté». L’artiste Ben, du groupe Fluxus, baptise ce mouvement «figuration libre». ». Des peintres de la figuration libre «populaire», issus des villes, Combas, Di Rosa, Blanchard, Boisrond, revendiquent leur appartenance à une culture urbaine de masse, une culture populaire qu’ils enrichissent de leur expérience personnelle. D’autres artistes, ceux de la figuration «savante», Blais, Alberola, cultivent l’art moins médiatique des maîtres d’autrefois.

La figuration «savante» est représentée sur des toiles traditionnelles souvent de grand format. Les sujets font référence à la citation et mettent en scène des personnages mythiques ou des thèmes choisis par de grands artistes tels que le Tintoret (Suzanne et les Vieillards), Malevitch (le Baigneur et les Cireurs de parquet contorsionnés), Daumier (ses personnages), des anges, des vanités etc. mais aussi des représentations fantasmagoriques. Les artistes se réfèrent aux perspectives historiques. Ils s’attachent au perfectionnement du métier: clair-obscur, qualité de la couleur et surface lisse rappellent les glacis d’autrefois.

Jean-Michel Alberola photographie la vie pour la retranscrire dans ses toiles. Il se souvient parallèlement des grands thèmes de la Renaissance qu`il décline et modernise, à la mémoire du Tintoret, de Velázquez, de Manet jusqu`à Marcel Duchamp. Les figures dessinées sont à dominantes brunes, rouges, et bleu de Prusse.

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