Djamel TATAH

Sans titre

1996 | Sérigraphie | 76 x 56 cm (encadrée) | HV17

Djamel Tatah peint des images à partir de prises de vue photographiques dont il détermine la pose et pour lesquelles il choisit des personnes qui lui sont proches ou familières comme modèles. Il compose des images qu’il saisit dans la réalité et qui traduisent un positionnement par rapport à un regard sur le monde : « L’homme est fragile, très éphémère, il est en face du monde et il est en attente d’amour ». La pose est frontale, digne, en face. C’est une peinture qui désigne ce qui manque : l’amour, la dignité et le respect. Le regard est troublé par la simplicité directe et l’intensité chargée de solitude du ou des personnages représentés à l’échelle un ou légèrement plus grands que nature. Il procède par aplats colorés qui suggèrent le modelé.

Ici le modèle est u ami, l’image est d’une grande simplicité, d’une évidence tranquille presque froide mais en regardant de plus près elle est le résultat d’un travail sérigraphique très dense avec Jérôme Arcay et d’une sophistication technique ayant nécessité 19 passages : « il faut que chaque détail soit à sa place précisément ». Depuis 1995 il utilise l’ordinateur comme outil de composition au service d’une radicalité abstraite « troublée » par la représentation figurée. Ses personnages sont intensément là, dans une réalité qui s’adresse à notre sensibilité faite d’affects, de passions et d’émotion.

Jean-Pierre Poggi, Heureux le visionnaire dont la seule arme est le stylet 40 artistes, 30 ateliers éd.CNAP

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